h1

La vie de Sainte Fébronie martyre

Sainte Fébronie – 25 juin

Elle a vécu en Syrie au IVè siècle

Il y avait à Nisibe (Nazib) un monastère dirigé par l’abbesse Platonie. La règle y était sévère. La prieure s’appelait Brienne. C’est à elle que l’on confia, dès l’âge de deux ans, l’éducation de la petite Fébronie.

Mais Fébronie était ornée d’une beauté si parfaite que sa tante craignit qu’elle ne lui devint un piège. Elle prit donc bien des précautions pour la sauvegarder. Quand elle fut plus âgée, sa tante lui prescrivit de ne manger qu’un jour sur deux et de dormir sur un banc fort étroit ou de dormir sur la terre nue. Fébronie édifia ses soeurs par son humilité et son obéissance.

Platonie étant morte, Brienne devint abbesse. Elle confia à Fébronie le soin de la lecture et les commentaires des Saintes écritures pour l’assemblée. Comme des gens de l’extérieur assistaient à l’office, Brienne obligea Fébronie à se couvrir le visage de son voile afin de le dérober au regard des assistants. Hiérie, la veuve d’un sénateur fut touchée par ce que disait Fébronie et désira lier connaissance avec elle. Brienne résista longtemps à sa demande et finit par accepter à condition qu’elle se présente revêtue de l’habit religieux. Après quelques entretiens, Fébronie étant tombée malade, Hiérie la soigna jusqu’à ce que sa santé fut rétablie. Mais Fébronie ne se guérissait que pour retrouver l’état de maladie.

Ce fut le temps où l’empereur Dioclétien envoya dans cette province un préfet sanguinaire : Sélène. Il était accompagné de son neveu Lysimaque. Autant Sélène était sévère, autant Lysimaque avait de la compassion pour les chrétiens. Il avait, en effet, été élevé par une mère chrétienne.

La plupart des soeurs du monastère décidèrent de fuir afin d’éviter la fureur des Romains. Fébronie et Brienne décidèrent de rester sur place avec une autre soeur : Thomaïde. Après une visite assez “cavalière” des soldats, adoucie par les soins de Lysimaque, un soldat dénonça Fébronie à Sélène pour sa beauté.

febri rara

Après plusieurs péripéties, Sélène, contre l’avis de Lysimaque, renvoya ses soldats qui arrachèrent Fébronie de sa couche et la chargèrent de chaînes. Ils lui mirent un carcan sur le cou et la traînèrent hors du monastère. Brienne dit à Fébronie : “considérez que vous allez au combat et que votre céleste époux en sera le spectateur. N’ayez point de compassion pour votre corps…” Thomaïde lui promit de prendre un habit séculier pour être présente à ses combats.

Les personnes qui avaient l’habitude d’aller écouter Fébronie à l’église furent affligées. Sous la conduite d’Hiérie, elles allèrent au prétoire, et, quand on amena Fébronie chargée de chaîne et d’un carcan, tout le monde poussa des cris et des lamentations.

Sélène et Lysimaque étaient présents. Sélène dit “Fébronie, votre modestie et votre beauté m’ont apaisé.” Il proposa alors à Fébronie de devenir la femme de son neveu Lysimaque. Mais Fébronie répondit “J’ai, au ciel, un lit nuptial qui n’a pas été fait par la main des hommes. L’Époux que j’ai choisi est immortel. Ne perdez pas de temps, O juge, ni vos flatteries ni vos menaces ne sauraient me faire changer de résolution.

Sélène ordonna alors qu’on l’attachât à quatre pieux et qu’on y mît le feu en dessous et que, tandis qu’elle serait brûlée, on déchargeât sur son dos une grêle de coups. Cela fut exécuté avec tant de violence que son corps fut couvert de sang alors que sa chair tombait en lambeaux. L’assemblée demandait au tyran d’avoir de la compassion pour la jeunesse de l’enfant. Mais il ne voulut rien entendre.

Puis Sélène la fit suspendre sur le chevalet. “Qu’on lui ouvre les côtés avec des ongles de fer et qu’on y applique le feu pour la brûler jusqu’aux os”. Cet ordre barbare fut exécuté à tel point que des lambeaux de chair tombèrent avec des ruisseaux de sang; les flammes du brasier dévoraient déjà les entrailles de la vierge.

Elle avait tellement mal qu’elle était devenue incapable de dire quoi que ce soit. Aussi, elle ne répondait pas aux questions de Sélène qui ordonna alors de la détacher du chevalet et de l’attacher à un poteau et commanda qu’on lui coupât la langue puisqu’elle refusait de parler. Elle la présenta aussitôt au bourreau comme si elle avait voulut dire “la voila, coupe !” Mais tandis qu’on allait la lui couper, l’assemblée l’empêcha. Sélène ordonna alors qu’on lui arrachât les dents. On lui en tira dix-sept.

Après un moment de répit, Sélène ordonna qu’on lui coupât les seins.

sainte Fébronie, Tiré de la vie des saints imprimé par P. Ferron vrau 3 et 5 rue Bayard paris VIIIeL’exécuteur s’arma d’un fer tranchant et abattit la mamelle droite. Lorsque les deux mamelles eurent été tranchées, Sélène ordonna d’appliquer le feu sur les blessures. Beaucoup de spectateurs ne purent supporter la vue de ces tortures et s’en allèrent en disant “Maudit soit Dioclétien et ses dieux !” Thomaïde et Hiérie étaient restées sur les lieux. Elles envoyèrent raconter à Brienne ce qui se passait. Celle-ci s’écria “Mon Dieu, faites que Fébronie termine glorieusement son combat afin qu’on puisse la compter au nombre des martyrs.” On détacha Fébronie du poteau, mais elle tomba à terre tant elle était affaiblie.

Hiérie ne pouvant plus supporter qu’on tourmentât si cruellement la Sainte, s’écria “O monstre d’inhumanité ! Tous les maux dont tu as fait souffrir Fébronie ne te suffisent donc pas ? Tu as oublié ta propre mère dont le corps fut semblable au sien. Tu ne te rappelles donc pas que, né sous de funestes auspices, tu reçus de ses mamelles ta première nourriture et que ce fut là le premier pas qui te conduisit à la situation élevée dont tu abuses aujourd’hui pour le malheur des autres !

Sélène tout bouillant de colère ordonna de traîner Hiérie à son tribunal. Mais les amis qui étaient auprès de lui l’en empêchèrent.

Alors il ordonna qu’on coupât les deux mains et le pied droit de Fébronie. Les exécuteurs placèrent un billot sous la main droite de Fébronie et, d’un coup, la hache la sépara du bras. Ils firent de même pour la main gauche. Puis, ils mirent le pied droit sur le billot mais le bourreau dut s’y prendre à trois fois. Fébronie éprouva alors, dans son corps, des convulsions violentes et mis son pied gauche sur le billot, demandant par ce signe qu’on lui coupe aussi l’autre pied.

Alors, Sélène ordonna qu’on lui tranchât la tête. Un soldat tira son épée, saisit les cheveux de Fébronie, puis, après avoir marqué l’endroit où il devait frapper, il lui porta le coup mortel.

s.febronia_virgo_et_martiryLes juges se levèrent alors pour aller dîner.

Mais Lysimaque pleurait de toutes les larmes de son corps. Sélène, apprenant cette affliction ne voulut pas manger. Il quitta la table pour aller se promener dans la cour du prétoire. Il tomba dans une noire mélancolie puis, ensuite dans un délire furieux et se mit à rugir comme un lion, à mugir comme un taureau blessé. Enfin, dans un accès de rage, il se frappa la tête contre une colonne et tomba sans mouvement et sans vie. Lysimaque ordonna qu’on fit un cercueil de bois incorruptible pour y mettre le corps de la Sainte. Pour lui, il prit la tête, les mains, les pieds et les dents, et tout ce qui avait été séparé du corps, et les ayant enveloppés dans son manteau, il se dirigea vers le monastère, suivi de Thomaïde et de Hiérie.

Arrivé au monastère, à la vue du corps de Fébronie, Brienne tomba évanouie. S’étant relevée, elle s’écriait en pleurant :

Laissez-moi embrasser ces pieds qui ont écrasé la tête du serpent; laissez-moi baiser les plaies qui serviront au salut de mon âme; laissez-moi orner sa tête d’une couronne de louanges, puisqu’elle a été la gloire de notre sexe par la victoire qu’elle a remporté dans le combat.”

A l’heure de none, Brienne dit à Fébronie, comme si elle avait encore été en vie : “Venez prier avec nous !” Mais le miracle ne se fit pas.

Le soir, on lava le Saint corps et on le couvrit de ses habits. Après quoi, Brienne voulut qu’on ouvrît les portes pour que tout le monde puisse contenter sa pieuse curiosité. Lysimaque ayant renoncé au culte des idoles se joignit à la foule.

Le lendemain on plaça le corps dans le cercueil et prenant soin de mettre les membres coupés à leur place. Les dents que l’on ne pouvait remettre dans leurs alvéoles furent placées sur la poitrine.

On la représente avec une couronne à ses pieds ou ayant à côté d’elle des cisoires pour rappeler qu’elle eut les pieds, les mains et les mamelles coupées. On lui bâtît une église dans laquelle on voulut mettre le corps de Fébronie. Les évêques vinrent au monastère pour demander le corps, mais quand on voulut le prendre, on entendit un coup de tonnerre, la terre trembla et la secousse se répandit dans toute la ville.

A ce signe, les évêques ne doutèrent plus de ce que Fébronie voulait rester dans le monastère. Il demandèrent alors à Brienne de leur donner au moins un membre coupé. Brienne ouvrit le cercueil, mais quand elle voulut soulever une main, la sienne se trouva sans mouvement.

Elle demanda pardon à Fébronie puis elle retrouva la mobilité de sa main. Finalement, elle réussit à prendre une dent qu’elle donna aux évêques. Ceux-ci la mirent dans une boîte et la placèrent dans l’église.

Annunci

Rispondi

Inserisci i tuoi dati qui sotto o clicca su un'icona per effettuare l'accesso:

Logo WordPress.com

Stai commentando usando il tuo account WordPress.com. Chiudi sessione / Modifica )

Foto Twitter

Stai commentando usando il tuo account Twitter. Chiudi sessione / Modifica )

Foto di Facebook

Stai commentando usando il tuo account Facebook. Chiudi sessione / Modifica )

Google+ photo

Stai commentando usando il tuo account Google+. Chiudi sessione / Modifica )

Connessione a %s...

%d blogger hanno fatto clic su Mi Piace per questo: